Sonnet à Marie

Ainsi, quand la fleur printanière,
Dans les bois va s'épanouir,
Au premier souffle de zéphyr
Elle sourit avec mystère.
Et sa tige fraîche et légère,
Sentant son calice s'ouvrir
Jusque dans le sein de la terre,
Frémit de joie et de désir.

Ainsi, quand ma douce Marie,
Entrouve sa lèvre chérie
Et lève, en chantant, ses yeux bleus,
Dans l'harmonie et la lumière,
Son âme semble toute entière
Monter en tremblant vers les Cieux.

- Alfred de Musset -

Envoyer cette carte par courrier

Répondre à l'expéditeur

 

Cette carte est un service offert par le site :
L'histoire d'Amour d'Ale et Desiderenzia

© Desiderenzia : Site Web et design
http://www.desiderenzia.net