Me voici toute belle et souriante pour vous :-) Je suis un petit moineau et je m'appelle Fischietta, ce qui veut dire sifflet en français, plus précisément "sifflette" car comme le dit mon petit nom je suis une demoiselle.

Mon histoire est assez longue mais je tiens à vous la raconter depuis le début. Ainsi, pour ceux qui pensent que mon papa et ma maman me tiennent en captivité, au lieu de m'avoir libérée comme il était prévu de le faire après mon sevrage, comprendront le pourquoi et le comment du topo.

Alors... Je commencerais donc par ce fameux premier août de l'été dernier, jour duquel je suis tombée du nid alors que je ne savais pas encore voler...

Il est précisément 22 heures, ma première maison se situe sur un arbre en pleine ville de Lugano où ma maman et mon papa adoptifs sont venus pour admirer les magnifiques feux d'artifice que la Suisse offre chaque année à l'occasion de la Fête Nationale. Tout à coup, au pied de mon arbre, voilà qui retentit un énorme pétard qui me fait rebondir, précipiter en dehors de mon nid, tomber, en premier lieu, sur la tête d'une touriste et ensuite atterrir brusquement sur le sol. J'ai vraiment eu peur  ! La dame criait  comme si sur sa tête était tombé un seau rempli de sang (voir le film Rose-Marie Baby) et moi je me retrouve parmi 20'000 paires de pieds, enveloppés dans 20'000 paires de chaussures, desquelles s'hérissent 20'000 humains qui - tous - se sont rendus à cette fête ; sans compter les innombrables museaux de chiens géants qui sont tenus en laisse par les 20'000 humains frénétiques ! Eh oui, j'ai vraiment eu peur  !!! Et puis… voilà qu'une main s'allonge sur le sol, elle est tout aussi géante que les méchants pieds, j'essaie de m'enfuir mais elle me court après et... m'attrape. C'était la main de ma nouvelle maman…

Du coup me voilà emprisonnée, la main ne serre pas du tout mais elle est loin d'être aussi confortable que mon nid et puis, où est mon arbre ? Zut, je me suis tellement éloignée, en sautillant parmi ces pieds et en essayant d'appeler maman moineau que je me suis perdue ! Aussi, tandis que la ville de Lugano éteint les lumières et que les rues chaotiques, ainsi que les allées du lac tombent dans la nuit sombre, tandis que tout le monde s'apprête à regarder les feux d'artifice qui vont soudainement "petarder" dans le ciel depuis le milieu du lac, la main de ma nouvelle maman s'entrouvre et voilà qu'une autre main, encore plus grande mais tout aussi douce, m'emprisonne à nouveau. C'était la main de mon nouveau papa…

- Que faisons-nous ? Dit la propriétaire de la première main.

- Si nous le laissons ici, il va mourir… Nous l'emmènerons chez nous, en Italie. On regarde les feux et on rentre tout de suite. Dit le propriétaire de la deuxième main.

- Oki, mais ce n'est pas sûr qu'il va survivre. Rappelle-toi le petit merle que nous avions accueilli l'année dernière, il est mort malgré les soins que nous lui avions prodigués, ils sont tellement fragiles ces petits poussins ! Dit la propriétaire de la première main.

- Je l'enveloppe dans un mouchoir en papier et l'enfile dans la poche externe de mon sac, s'il doit mourir je préfère qu'il meure tranquillement au lieu de se faire écraser sous les pieds de gens. Dit le propriétaire de la deuxième main.

Moi, mourir ? Je n'y pense pas !  Mais je suis où là ? Hei, attendez que je mette ma tête en dehors au moins ! Tiens, mon nouveau papa ressemble à un arbre. Quand il marche, c'est un peu comme quand le vent berce les branches... Ah oui ! Pas mal les feux d'artifice vus à auteur d'homme… mais là je suis crevée, je crois que je vais faire un dodo…

La rentrée :

La route est longue, 2 heures de voiture pour rentrer jusqu'en Italie. Je dors mais ouvre de temps en temps les yeux pour voir ce qui se passe. Je ne sais pas pourquoi mais je me sens protégée dans la poche du sac de mon nouveau papa, même que je peux faire des petits cacas à l'intérieur ! Normalement maman moineau les mange pour que nous, les poussins, soyons toujours au propre, mais ma nouvelle maman remplace le mouchoird sale avec un tout propre, pourquoi ne les mange-t-elle pas aussi ?

Mon nouveau foyer :

Me voilà arrivée dans ma nouvelle maison. J'ai vraiment très peur et le fait d'être prise dans des mains de "géants" ne me plaît pas du tout. Je vivais paisiblement sur mon arbre, dans l'attente d'être prête à quitter le nid, et voilà que je me retrouve dans un milieu absolument étrange, avec des oiseaux non ailés qui me font de "cip cip" tout bêtes  s'ils croient que je puisse les prendre pour mes semblables ils se mettent un doigt dans l'œil, je vois bien qu'ils ne sont que des ridicules humains !

Aussitôt dans la cuisine, mon nouveau papa s'arme d'une seringue et fait tomber sur mon bec quelques gouttes d'eau… Mmm... Il fallait vraiment que je boive quelque chose là, j'avais une de ces soifs ! Tandis que je bois, ma nouvelle maman mélange un peu de farine de maïs dans de l'eau qu'on me fait  boire de la même manière. Ensuite, ils me posent délicatement dans une cuvette  jaune au fond de laquelle ils ont éparpillé du bon foin tout parfumé, je me glisse aussitôt en dessous jusqu'en étant complètement couverte en attendant que la lumière s'éteigne. Enfin, je suis tranquille et je peux dormir comme si j'étais encore dans mon nid...

Suite de l'histoire en construction... En attendant, regardez, ci-dessous, comme je suis devenue belle :-)


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