J'ai oublié de vous dire que la vie n'était plus la même
Sachez combien vos mots apaisaient mes peines
Que lorsque venaient de vous ces gestes d'amour
Mon coeur frémissait sous vos déclarations de velours.

Qu'il est loin l'instant où l'amour n'était que bohème
Qu'il est loin le temps où vos mots criaient je vous aime
Je garde de vous l'espoir qu'un beau jour pourtant
Nous succombions encore à cet amour d'antan.

Prisonnière du silence, je demeure loin de vous
Mon âme erre sans but, bercée par mes soupirs
Innocente victime, devrais-je supplier à genoux
Pour revivre ces instants que je ne puis bannir.

Chantez-moi à nouveau ces airs beaux et tendres
Qui jadis furent la seule mélodie à me surprendre
Avec vous je veux me nourrir de ce miel amoureux
Qui coulait en nos bouches embaumées par le feu.

Quand vos mains dégrafaient jupons et dentelles
Déposant chaleur entre vos mains, j'étais la plus belle
En conquérant, vous brandissiez votre archet vainqueur
Et sur mon corps d'opale, preniez la fine fleur.

Il n'est d'enfer que celui de l'absence
Mon amour, je me meurs aux affres de l'ennui
Dois-je encore y croire et quérir votre présence
Ou trépasser vers les ténèbres infinies ?

9|03|2005

Ghislaine

 

Poème primé Plume d'Or au concours de poésie mai-juin 2005. Vous pouvez lire tous les poèmes de Ghislaine sur son site :

Reflets de l'âme

 

 

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